La timidité et les réseaux sociaux
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La timidité et les réseaux sociaux ne font pas toujours bon ménage, découvrez des points sensibles à cette association.

A l’heure où ils sont devenus incontournables et où ils ont pris une place importante dans notre vie.De nombreuse personnes au tempérament timoré, timide, s’investissent dans ces médias en pensant que ce sera plus facile d’aller vers les autres, de s’exprimer, de faire des rencontres.

Effectivement, il est plus facile de se faire des amis et d’entamer des discussions sur Facebook ou autre. Mais, il existe des points négatifs concernant la timidité et les réseaux sociaux..

Découvrons cinq de ces points négatifs.

Les réseaux sociaux, c’est l’amitié sans engagement.

Szczepan Yamenski
La timidité et les réseaux sociaux
Existe t’il une cyber timidité ?

Timidité et réseaux sociaux, les faux amis.

Voici une question qui revient souvent dans les interrogations des personnes timides. Comment se faire des amis ?

Dans un premier temps, il faut faire la distinction entre les copains et les amis.

On dit souvent que les copains sont ceux qui partagent les bons moments, et les amis les mauvais. Plus simplement, on reconnait les amis car ils sont là dans les moments les plus difficiles de notre existence.

Se faire des amis sur les réseaux est certes plus facile que dans la vraie vie. Mais, ils n’en ont que le nom. Je parle ici de ceux que l’on rencontre sur ces plateformes et non pas de ceux que l’on connait et qui nous suivent sur les réseaux.

Le fait de les comptabiliser, de les cumuler flatte notre égo et ce fonctionnement est devenu une sorte de « preuve sociale ».

Nous entendons fréquemment des personnes dire j’ai plus de deux mille amis sur Facebook ou autres. Ils en sont très fiers et le revendiquent.

Ainsi, les timides se lancent parfois sur les réseaux sociaux en quête d’amitié. Et finalement, c’est plus difficile de nouer des liens sincères et solides que dans la vraie vie.

Pourquoi ? Simplement parce que derrière leur écran bon nombre de personnes s’inventent une vie et de beaux principes qu’ils sont loin d’appliquer dans la réalité.

Je ne parle pas ici d’affabulation ou de mythomanie, mais de ce que j’appelle le complexe de l’avatar. Cela consiste à transposer sur son « moi » virtuel ce que l’on est pas dans la vraie vie.

Bien entendu il ne faut pas se fermer aux possibilités de rencontres qu’offre les réseaux, mais il faut bien garder en tête que tout cela n’a rien de concret et que la prudence est de mise.

Se comparer aux autres

Sur les réseaux sociaux, la majeure partie des utilisateurs ne partagent que ce qui est beau, remarquable et bénéfique pour eux.

Nous nous retrouvons le plus souvent devant des photos de paysages magnifiques avec des personnes heureuses et entourées de gens bienveillants.

Or, quand on est seul chez soi, qu’on a pas ou peu d’amis se déclenche alors un terrible mécanisme d’auto-sabotage. Nous nous comparons aux autres. Ceci est un point négatif redoutable de la timidité et les réseaux sociaux.

Devant ces vies qui paraissent riches et extravagantes nous commençons à tout remettre en question. Nos réalisations, notre physique, et jusqu’à notre personnalité.

De la sorte, l’estime de soi en prend un sacré coup.

Pourtant, se comparer est un comportement typiquement humain. Nous le faisons dès notre plus jeune âge. Cela nous permet de connaître nos aptitudes et de nous intégrer (ou pas) dans un groupe.

Le principal problème de la timidité et les réseaux sociaux c’est qu’au lieu de regarder à la fois les bons et les moins bons côtés des autres, nous avons tendance à nous comparer surtout aux personnes qui affichent une grande réussite.

Nous entrons alors dans le cercle vicieux de l’auto-dévalorisation.

Il est important de se rappeler que ce qu’on voit sur Facebook et autres n’est pas la réalité, mais bien une version idéalisée, une mise en scène de celle-ci.

Dans la vraie vie, beaucoup se réveillent avec une mine atroce, ou sont en train de faire la queue au supermarché. Ont des enfants pénibles et ne bronzes pas sur une plage des tropiques, mais dans le jardin de leur pavillon de banlieue vêtu d’un short monoprix.

Comme pour tous les médias, il faut rester objectif et prudent face à ce qu’ils affichent. Notre libre arbitre est notre plus grand allié pour ne pas tomber dans l’auto-sabotage de la comparaison aux autres.

Représentation de la justice
Les réseaux sociaux peuvent être un cyber tribunal

La timidité et les réseaux sociaux, le jugement

Liker, commenter, noter, retweeter, etc. Son des actions qui ont en toile de fond une chose nuisible pour l’estime et la confiance en soi (deux choses importantes pour surmonter sa timidité), le jugement. Les réseaux sont devenus les nouveaux tribunaux populaires.

Je te juge, je t’évalue je te donne des notes.

Il y a même des applications dédiées à cela. Depuis toujours nous évaluons, nous observons notre prochain. Mais, les réseaux sociaux ont augmenté ce comportement à un point tellement élevé que cela génère parfois chez les plus fragiles ou plus jeunes des névroses, du harcèlement, et des comportements excessifs, borderline

La seule opinion qui compte sur nous, c’est la nôtre, elle seule a de la valeur. Ne donnons pas d’importance au regard des autres cela ne fait qu’augmenter la gêne, l’indécision, la confusion et l’appréhension.

Les personnes qui passent leur temps à juger leur prochain, à commenter, à critiquer ont bien souvent un vide intérieur qu’elles essayent de remplir avec du vide justement.

Cela entraine de la frustration, un moi affaibli et un ego aigri, sombre. Selon moi il est plus sain d’être un timide qui a bien conscience de qui il est et qui fait des efforts pour s’améliorer et surmonter ses craintes qu’un ego lésé qui donne son avis sur tout et tout le monde et dont finalement nous n’en avons rien à faire.

La dépendance, l’excès

La dépendance aux réseaux sociaux est un risque bien réel. Si elle ne concerne qu’une infime partie de ses utilisateurs, c’est un phénomène qu’il est important de bien considérer.

Poussé par un irrésistible désir d’appartenance à un groupe et de liens sociaux les utilisateurs les plus sensibles risque d’adopter un comportement excessif face à ces médias.

Des études ont montré que les likes et autres interactions avec nos publications, stimulent la zone du cerveau présente dans le circuit de la récompense.

Semblable à un toxicomane nous pouvons devenir accros aux likes.

Il existe des questions simples pour savoir si nous risquons de tomber dans la dépendance à ces plateformes.

-Avons-nous du mal à limiter le temps que nous passons sur Facebook ou autre ?

-Avons-nous délaissé d’autres activités (sportive, culturel ou autre loisir) au détriment des réseaux ?

-Pouvons-nous ne pas nous connecter pendant plusieurs heures voire plusieurs jours ?

-Avons-nous le craving ? C’est-à-dire une envie irrépressible d’aller sur ces réseaux.

Les réponses à ces questions peuvent nous éclairer sur notre comportement en ligne. Il faut tout de même rester objectif, une utilisation intensive des réseaux ne signifie pas forcément une addiction.

Les besoins de communication ou de liens sociaux ne sont pas artificiels, mais intrinsèquement humains.

C’est pourquoi si l’on souhaite ne pas tomber dans le mécanisme de la dépendance aux réseaux. Il est important de s’orienter vers des moyens de satisfaire ces besoins de façon plus naturelle et spontanée.

S’inscrire dans un club de sport, de théâtre, participer à des ateliers sur des sujets qui nous intéressent. S’engager dans une activité associative sont des moyens bien plus sain de combler nos besoins d’appartenance et de communication.

homme isolé
l’isolement commence lorsque la communication virtuelle passe en premier.

Risque d’isolement, de passer à côté de la vraie vie

Voici selon moi le principal point négatif de la timidité et les réseaux sociaux.

Est-ce que nous nous sentons seuls parce que nous passons du temps sur les réseaux ? Ou passons-nous du temps sur les réseaux parce que nous nous sentons seuls ?

Voici une question intéressante mais à laquelle il est difficile de trouver une réponse.

Des scientifiques se sont intéressés à la corrélation qui pourrait exister entre le temps passé ou perdu sur les réseaux sociaux et le sentiment d’isolement de ceux qui les utilisent.

Les données obtenues ont permis aux chercheurs d’établir qu’il existe un lien important entre l’isolement social perçu et une intense utilisation des réseaux.

Comparées aux personnes qui utilisent ces plateformes pendant moins d’une demi-heure par jour. Celles qui le font pendant plus de deux heures ont un risque deux fois élevé de ressentir une réclusion sociale.

Nous sommes des créatures foncièrement grégaires, mais la vie moderne a tendance à nous compartimenter plutôt que de nous rapprocher. On peut avoir l’impression que les réseaux sociaux nous permettent de remplir ce vide mais c’est une illusion.

Pas besoin d’être un scientifique pour se rendre compte que plus on passe de temps en ligne, moins on a de temps pour des interactions interpersonnelles dans la vie réelle.

Il est important de bien prendre conscience qu’une utilisation mal appropriée de ces médias et de trop se focaliser sur les relations virtuelles ne fait que nous isoler davantage.

Cela peut nous empêcher de nouer des liens d’amitié sincère et solide qui sont de véritable moteur dans la construction d’une estime de soi positive et saine.

Ce qu’il faut retenir

Il serait dommage de passer à côté de ces puissants outils de communication que sont les réseaux sociaux.

Cependant, comme pour chaque outil c’est une utilisation appropriée et maitriser qui en feront un allié, non pas un élément négatif qui nous mènera à l’opposé de sa fonction initiale.

Ne compensons pas nos difficultés à aller vers les autres sur ces plateformes, car cela nous conduira à encore plus d’isolement, d’hésitations voir de mal être.

Merci de m’avoir lu. À bientôt.

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